Sixième édition de la FIBO : un engouement faible

A Bobo-Dioulasso, le samedi 25 mars, la    Foire Internationale de Bobo (FIBO) a ouvert ses portes dans l’enceinte de la SNC( Semaine Nationale de la Culture). A deux jours de la fin de l’évènement, l’affluence est toujours faible.

contrairement aux éditions précédentes, cette année, la biennale a du mal à mobiliser. les exposants des produits agrosylvopastoraux et les transformateurs n’ont pas fait le plein de la mobilisation. il y a beaucoup de stands non occupé. le peu de visiteurs présents est plus attiré par les stands des débits de boisson que des produits exposés. La raison serait due à l’organisation de la foire. A quelques jours du début de l’évènement, très peu d’annonce publicitaire ont été observé à Bobo-Dioulasso.

Mise à jour à 10h40 : modification du titre.

Le journaliste de RFI Laurent Sadoux est mort

Dans l’après midi du jeudi 30 mars 2017, nous avons appris avec une grande tristesse le décès de Laurent Sadoux grand journaliste de la Radio France International en France. Durant 15 ans, Laurent Sadoux a présenté l’édition du journal de RFI la plus suivie à-travers le monde « Afrique Midi ».

« Nous venons d’apprendre avec une immense tristesse le décès de Laurent Sadoux. Nous allons lui rendre hommage sur nos antennes », peut-on lire sur le site internet rfi.fr.

Très connu un peu partout dans le monde et particulièrement en Afrique grâce à son journal de la mi-journée : « Afrique midi », le journaliste présentateur Laurent Sadoux s’est éteint à l’âge de 51 ans suite à une maladie.

Selon des informations recueillies sur le site d’information « Echos de Centrafrique », Laurent Sadoux était un journaliste charismatique qui s’est consacré tout au long de sa vie à sa carrière de journaliste et à ses amis. Laurent était un littéraire et les livres occupaient une grande partie de sa vie. « Il en possédait plus de trois mille dans son appartement »; a indiqué RFI dans un article publié pour lui rendre hommage. Cet homme de grande culture, amateur d’histoire de France, était un pur autodidacte qui aimait beaucoup lire pendant ses heures libres.

portrait du disparu

« Je n’ai pas fait d’école de journalisme, j’ai apprit aux côté des gens qui étaient déjà dans la maison quand je suis arrivé à l’âge de 18 ans. », avait indiqué ce dernier lors d’une interview réalisé par Echos de Centrafrique.

Né en 1970 en France, Laurent Sadoux n’aura pas la chance de faire de grandes études de journalisme comme ses confrères. Très tôt à l’âge de 18 ans, en 1983, il délaisse définitivement les bancs de l’école, pour entrer à RFI. D’abord animateur, il passe ensuite à l’information. Il a également travaillé pendant un moment de sa carrière dans des radios parisiennes, mais il est vite revenu à RFI. Car Laurent Sadoux vivait pour les auditeurs, et notamment les auditeurs africains qui l’ont découvert en 2000 quand il a commencé à présenter Afrique Midi. Laurent Sadoux adorait plus la radio. Pour tous les auditeurs, Laurent Sadoux était une voix. « Une voix chaude, une voix grave, cette voix complice qui savait comme nulle autre introduire de la proximité et de l’intimité avec les millions d’auditeurs disséminés de par le monde ».

Coopération ivoiro-burkinabé : examen et évaluation des décisions du TAC

intégration des peuples
photo macbook

Ce mercredi 29 mars, à Bobo Dioulasso, le Comité conjoint du Traité d’Amitié et de Coopération entre la République de Côte d’Ivoire et le Burkina Faso (TAC) a débuté une rencontre de suivi et d’évaluation des décisions et recommandations. Pendant trois jours, ces experts ont examiné toutes les décisions du TAC.

De juillet 2008 à nos jours: les accords passés au peigne fin

Cette réunion des experts est la première du genre depuis la première rencontre du Traité d’Amitié et de Coopération entre les deux pays voisins depuis juillet 2008. Tous les points d’accord et de recommandation sont passés au peigne fin. selon Pascal BATJOBO,  Directeur Général des Relations Bilatérales du Ministère des Affaires étrangère du Burkina Faso:  » Cette réunion a pour objectif d’évaluer l’état de mise en œuvre des décisions issues des différentes conférences au Sommet du TAC ».  lefaso.net 

L’intégration entre les peuples a occupé une place importante. Elle passe d’abord par la fluidité des transports et de la sécurité routière le long du corridor Abidjan-Ouagadougou, mais aussi du renforcement de la coopération aéronautique et  la réhabilitation du chemin de fer Abidjan-Ouagadougou-Kaya. La construction de l’autoroute Abidjan- Ouagadougou et la réhabilitation du chemin de fer Abidjan-Ouagadougou-Kaya en sont les point majeursLe 13 mars dernier, Le ministre ivoirien en charge des transports, Amadou Koné, était en visite  à Ouagadougou. il déclara: « La levée des conditions suspensives aura pour conséquence le démarrage des travaux de réhabilitation qui coûteront 262 milliards de F CFA à la charge du Groupe Bolloré ». Pour lui : « la mise en œuvre de ce chantier devra permettre, entre autres, le transport d’au moins 1 million de voyageurs, 2 millions de marchandises diverses et 3 millions de tonnes de manganèse par an. »  « le pays »

Il a été également question dans les échanges pour les experts de formuler des recommandations pertinentes pour la meilleure exécution de ces accords, décisions et recommandations.

Sixième TAC : les préparatifs déjà en cours

les échanges au cours de ces 72 heures ont porter aussi sur les préparatifs de la sixième conférence au Sommet des chefs d’Etat sur le Traité d’ Amitié et de Coopération entre le Burkina Faso et la Cote d’Ivoire. Il est prévu en juillet 2017 à Ouagadougou.

Coton OGM : suspension de la culture au Burkina Faso

En avril 2016, l’Association Interprofessionnelle du Coton du Burkina a pris une décision de la suspension de la culture du coton génétiquement modifié  suite aux pertes financières enregistrées par les sociétés cotonnières et la perte du label de la qualité coton Burkinabé. 

 

Introduit au Burkina Faso en 2008 après des essais au niveau de l’Institut National de Recherche (INERA), le coton génétiquement « un organisme génétiquement modifié (OGM) est un animal, une plante ou un micro-organisme (par exemple une bactérie), auquel l’homme a ajouté ou retiré au laboratoire un gène, afin qu’il exprime un caractère donné qu’il n’avait pas avant. L’exemple le plus proche de nous est le coton Bt. C’est un coton génétiquement modifié pour que la plante produise son propre insecticide pour se protéger.Cela veut dire que quand ce cotonnier pousse, il produit dans ses racines, sa tige, ses feuilles, ses fleurs et ses capsules un insecticide, de sorte qu’il lutte lui-même contre certains de ses ravageurs, sans qu’on ait besoin de le pulvériser avec un insecticide extérieur », explique la Sofitex, modifié avait pour objectif de lutter     contre les principaux ravageurs du cotonnier que sont les chenilles destructrices.

Huit (8) ans après, le Burkina Faso rencontre des problèmes avec cette spéculation car la longueur de la soie étant courte, les acheteurs ne sont plus intéressés.

Au cours de l’exécution des contrats, des concertations ont permis aux parties prenantes de discuter des problématiques survenues dans le cadre de la vulgarisation du CGM et d’adopter des mesures idoines, prenant en compte des engagements pour l’atteinte des résultats escomptés.

Depuis lors, rien n’est fait malgré les insuffisances et difficultés  constatées. Par ailleurs, il faut noter que le contrat qui liait le Burkina FASO à la Firme Monsanto a expiré en janvier 2016. En plus des financières enregistrées par les sociétés cotonnières, c’est la perte du label et de la qualité du coton Burkinabé qui est engagée.

La longueur de la soie étant jugée très courte pour les acheteurs, le Burkina Faso a réalisé un manque à gagner de l’ordre de 48 milliards de francs CFA. Ce qui n’est pas répercussion sur le prix d’achat planché du coton aux producteurs.

Face à cette situation, le Burkina Faso à travers une décision courageuse de l’AICB, a décidé de produire   100% du coton convention conventionnel durant la campagne 2016/17. Il faut retenir cependant que le retour au coton conventionnel n’est pas un rejet du coton OGM, mais plutôt un repli tactique c’est-à-dire « reculer pour mieux sauter » en attendant que les recherches continuent en vue d’améliorer la longueur de la soie du CGM qui est contreversée à l’heure actuelle sur le marché mondial et qui entraine des pertes énormes pour la filière cotonnière au Burkina Faso.

Pour faire face à ce défi, des dispositions sont prises pour la campagne agricole en cours, avec un engagement total de la part des producteurs et du personnel de la SOFITEX, pour l’atteinte des objectifs de production voire les dépasser.

Le retour à la culture du coton génétiquement modifié pourra être envisagé par l’AICB dès lors que les travaux de restauration des caractéristiques du label coton burkinabé seront achevés.

Master 2 à UPB : un défi relevé

le Master 2 « Techniques des Métiers  » de l’information de l’Institut des Metiers de l’Université Polytechnique de Bobo-Dioulasso (UPB) a ouvert officiellement ses portes le jeudi 9 mars 2017. C’était sous la présidence du Pr Anicet OUEDRAOGO, Président de l’UPB

« Je déclare ouvert l’Institut des Métiers et lancé le Master 2 « techniques des métiers de l’information » » a dit le Pr Anicet afin de marquer officiellement le début des cours à l’Institut des Medias (IM). Cette cérémonie de lancement a vu la présence de plusieurs responsables académiques de l’Université, mais aussi les membres de l’Association Reporter Solidaire, des personalités de la Région et les étudiants de la première promotion.

Historique du projet

Le projet de création de l’IM date de 2012. l’idée est née d’une collaboration entre l’Association Reporter Solidaire et L’Union Nationale des Journalistes et Communicateurs des Hauts-Bassins. Cette formation permettra de renforcer les capacités des journalistes burkinabé et ouest- africains dont plusieurs se sont formés sur le tas. L’IM permettra aussi d’offrir une formation initiale à des étudiants intéressés par les métiers de l’information. pour parvenir à cela, un accord- cadre signé entre l’Université polytechnique de Bobo-Dioulasso (UPB) et l’Université Lumière- Lyon 2  selon le Faso.net

Profil des candidats

La sélection des candidats s’est fait sur sélection de dossier suivit d’ entretien. Pouvait prendre part au recrutement :
des journalistes ou animateurs média, titulaires du BAC ou admis à un examen spécial d’entrée, totalisant au moins cinq ans d’expérience professionnelle ; des journalistes ou animateurs média, titulaires d’une licence ou d’un diplôme équivalant et justifiant d’au moins deux ans d’expérience professionnelle ; des titulaires d’un diplôme de niveau BAC+4, toutes disciplines confondues.

Les frais d’inscription annuels s’élèvent à 50 000 FCFA, et les frais de formation sont de 600 000F pour les étudiants non professionnels, 975 000F pour les professionnels non boursiers et 1 300 000F pour les professionnels bénéficiant d’une bourse.

Conditions pénibles pour les étudiants et les enseignants

la première promotion, composée de quatre nationalité et de 18 étudiants dont 5 femmes sont à bout se souffle. Pour cause, les conditions de travail. elle est a sa deuxième salle de cours depuis le début des cours en janvier dernier. les chaises et tables en états passable, la salle n’est pas suffisamment éclairé ni aéré. Tels sont les conditions de travail de la première promotion surnommé promotion cobaye.

L’ouverture de ce Master 2 à Bobo-Dioulasso est aussi le fruit de la coopération décentralisée entre les régions Auvergne Rhône-Alpes de France et Hauts-Bassins du Burkina Faso .

(Mise à jour à 12h00) Modification de la date de lancement.

Menaces terroristes au Burkina Faso : le démenti du ministère de la sécurité

Le ministère de la sécurité a rendu public hier jeudi 30 mars 2017 un communiqué dans lequel il dément des informations au sujet de l’imminence d’une supposée attaque terroriste sur le sol burkinabè.

Tout serait parti des réseaux sociaux

Depuis quelques jours, des internautes ont diffusé et relayé sur facebook et twitter une alerte relative à une attaque terroriste imminente  : »Urgent les amis.

Le Ministère de la sécurité demande que chacun redouble de vigilance et de prudence pour causes de risques imminents d’attentats terroristes dans les lieux très fréquentés.

Les djihadistes menacent d’attaquer encore une fois le Burkina Faso et la Côte d’ivoire. »

Plusieurs personnes s’en étaient fait l’écho de cette situation et elles s’alarmaient du fait que les autorités compétentes n’en parlaient pas. Du coup, la psychose s’était emparée des populations et l’inquiétude grandissait. Il a fallu donc attendre hier matin pour voir une réaction des autorités.

Une alerte dont la source est inconnue

Selon certains internautes, l’information relative à l’alerte serait d’origine inconnue. Pour d’autres, la mort de Dicko Harouna, présumé terroriste  et l’arrestation de ces acolytes sur les collines de Petega au Nord de Djibo serait à l’origine d’une telle « rumeur ».  Dans tous les cas, les autorités ont annoncé qu’une enquête sera diligentée afin de démasquer les fautifs.

En dépit de cette assurance, nous avons rencontré quelques personnes qui restaient septiques quant au démenti du ministère de la sécurité.

TAC : examen et évaluation des décisions

Ce mercredi 29 mars, à Bobo Dioulasso, le Comité conjoint du Traité d’Amitié et de Coopération entre la République de Côte d’Ivoire et le Burkina Faso (TAC) a débuté une rencontre de suivi et d’évaluation des décisions et recommandations. Pendant trois jours, ces experts ont examiné toutes les décisions du TAC.

De juillet 2008 à nos jours : les accords passés au peigne fin

Cette réunion des experts est la prémière du genre depuis la prémière rencontre du Traité d’Amitié et de Coopération entre les deux pays voisins depuis juillet 2008. Tous les points d’accord et de récommandation sont passés au peigne fin. selon Pascal BATJOBO,  Directeur Général des Relations Bilatérales du Ministère des Affaires étrangère du Burkina Faso:  » Cette réunion a pour objectif d’évaluer l’état de mise en œuvre des décisions issues des différentes conférences au Sommet du TAC ».  lefaso.net 

L’intégration entre les peuples a occupé une place importante. Elle passe d’abord par la fluidité des transports et de la sécurité routière le long du corridor Abidjan-Ouagadougou, mais aussi du renforcement de la coopération aéronautique et  la réhabilitation du chemin de fer Abidjan-Ouagadougou-Kaya. La construction de l’autoroute Abidjan- Ouagadougou et la réhabilitation du chemin de fer Abidjan-Ouagadougou-Kaya en sont les point majeursLe 13 mars dernier, Le ministre ivoirien en charge des transports, Amadou Koné, était en visite  à Ouagadougou. il déclara: « La levée des conditions suspensives aura pour conséquence le démarrage des travaux de réhabilitation qui coûteront 262 milliards de F CFA à la charge du Groupe Bolloré ». Pour lui : « la mise en œuvre de ce chantier devra permettre, entre autres, le transport d’au moins 1 million de voyageurs, 2 millions de marchandises diverses et 3 millions de tonnes de manganèse par an. »  « le pays »

Il a été également question dans les échanges pour les experts de formuler des recommandations pertinentes pour la meilleure exécution de ces accords, décisions et récommandations.

Sixième TAC : les préparatifs déjà en cours

les échanges au cours de ces 72 heures ont porter aussi sur les préparatifs de la sixième conférence au Sommet des chefs d’Etat sur le Traité d’ Amitié et de Coopération entre le Burkina Faso et la Cote d’Ivoire. Il est prévu en juillet 2017 à Ouagadougou.

 

 

Foire internationale de Bobo-Dioulasso : un rendez-vous du donner et du recevoir

Depuis le 25 mars 2017 se tient à Bobo-Dioulasso la 6e  édition de la Foire Internationale de Bobo-Dioulasso (FIBO) pour la promotion des produits agroalimentaire.

 

C’est au  sein des locaux de la Semaine nationale de la culture à Bobo-Dioulasso que se tient la 6e édition de la FIBO.Ce cadre biennal regroupe les acteurs des filières agroalimentaires venus d’horizons divers pour la promotion de leurs produits. Ce marché offre des produits divers et variés . Des amoureux du petit matériel de cuisine , des vêtements , des produits agricoles, des produits de la pharmacopée tout le monde peut y  trouver son compte.

Cet après midi du 30 mars 2017   la foire grouillait du monde.En individuel, entre amis ou en famille les visiteurs font le tours des stands  . Et cela sous la poussière, les bruits des voix et des sonorités de la musique moderne africaine. Pour David Sanou ,un visiteur ,il est venu  à la foire pour se distraire. De son avis sa présence dans ce milieu lui permet d’oublier un temps soit peu ses occupations de tous les jours.Quant à Carine Traoré , elle est là pour faire des achats  de produits alimentaires pour la consommation familiale .

Pour le président de la FIBO ,Moussa Dembélé cette foire est un rendez-vous du donner et du recevoir. « Ce marché offre des possibilités de ventes , crée des contacts  entre producteurs pour le bonheur des filières agroalimentaires » a-t-il laissé entendre. Par ailleurs il nous confie que cette édition comparativement  aux précédentes l’affluence du public n’est pas de taille.

Gaoua : accident sur la nationale 12

Le mercredi, 29 Mars 2017 est survenu un accident de circulation  sur la nationale n° 12 sur l’axe Diébougou -Gaoua faisant état de trois morts et vingt et un blessés suite à l’éclatement d’une roue. 

Un mini car en provenance de la Côte d’Ivoire pour Gaoua a fini son trajet dans la chaussée à Lantao, un village situé à  une quinzaine de  kilomètres de Gaoua. Le bilan de ce drame fait état de trois morts et vingt et un blessés. Selon les témoins retrouvés sur place, l’accident serait provoqué par la crevaison d’une des roues avant du car. Le conducteur n’ayant pas pu immobiliser le car qui  a fini par faire  un tonneau . Alertés par les riverains, les secours arrivent sur les lieux.  Après le constat d’usage de la police nationale de Gaoua, les corps des victimes identifiés sont levés et remis aux parents pour l’inhumation.  Ces corps sont ensevelis sur place comme le recommandent  les coutumes. Les blessés, quant à eux, sont évacués par les ambulances  à l’hôpital régional de Gaoua pour des prises en charge appropriées.

 

Afrique : Orange impose sa marque

Image libre de droits.

Acte II de la stratégie de développement d’Orange en Afrique. Après avoir multiplié les acquisitions et les prises de participation, l’opérateur français impose maintenant sa marque. Ses filiales marocaines et égyptiennes ont pris son nom, les filiales libériennes et sierraléonaises le feront prochainement — et sa filiale burkinabé vient de le faire. Dans les rues de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso,  et partout dans le pays, le « A » de Airtel laisse place au carré d’Orange.

Un « moteur de la transformation numérique de l’Afrique »

Le groupe indien Bharti Airtel a décidé de se désengager du Sierra Leone et du Burkina Faso : Orange, qui cherche au contraire à renforcer sa présence en Afrique, s’est portée acquéreur de ses filiales locales. À travers son réseau cellulaire et surtout ses services de paiement, l’opérateur français ambitionne d’être un « moteur de la transformation numérique » du continent. Et compte bien profiter de l’explosion du marché africain du mobile, au moment où le marché européen commence à ralentir.

« L’Afrique vit en décalé, mais en accéléré, les mutations que l’on a connu ailleurs », explique Bruno Mettling à La Croix. « En Europe, nous avons mis dix ans pour passer de la 3G à la 4G. En Afrique, cela s’est passé en 3 ou 4 ans » ajoute le directeur d’Orange pour l’Afrique et le Moyen-Orient. Les investissements de l’opérateur français, qui souhaite prendre une stature internationale du calibre de celle d’Airtel ou de Vodafone, apparaissent donc comme stratégiques.

Une transition difficile

Avec 4,6 millions de clients, Airtel est le deuxième opérateur d’un pays qui compte 18 millions d’habitants, dont 80 % sont équipés d’un téléphone mobile. Outre son réseau « 3,75 G », déployé dans les principales villes et près de 100 localités, l’opérateur possède des services financiers qui étaient déjà connectés « avec Orange Money dans les pays avoisinants ».

Mais les clients Airtel font désormais partie de la « grande famille » d’Orange, pour reprendre les mots de la campagne de publicité lancée le 19 mars par l’opérateur français. Depuis, les vendeurs sont affairés à repeindre leurs échoppes Airtel : bientôt, le paysage burkinabé ne sera plus ponctué de ces petits points rouges qui proposaient téléphones, recharges, et transferts financiers.

« Orange et noir, ce n’est pas très joli », dit un chauffeur de taxi, et « cela coute beaucoup d’argent », ajoute un vendeur. Les clients se plaignent de problèmes de connexion, sans qu’il soit possible de faire la part des choses entre de réelles instabilités dues au transfert, et une mauvaise foi à peine voilée. Mais ils ont raison de craindre une montée des prix, comme le prouve le cas guinéen. Au moins ne paieront-ils plus de frais d’itinérance, puisqu’ils ont été abolis entre le Burkina Faso et la Côte d’ivoire (où réside une importante diaspora), la Guinée, le Mali, le Sénégal, le Sierra Léone, et le Togo.